Vive la démocratie !
Vive la démocratie !
Belle leçon de démocratie de nos voisins français : 85 % de participation au scrutin présidentiel et 75 % des voix qui se portent sur les trois candidat(e)s de gouvernement : Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et François Bayrou. Le cauchemar de 2002 est conjuré. Le sursaut républicain a joué en plein. Ce 22 avril 2007 restera sans doute, et pour très longtemps, une référence. Quelles leçons tirer de ce premier tour ?
1. Le vote utile a bien fonctionné à droite comme à gauche. Les extrémistes de tous poils en font les frais, et c’est tant mieux.
2. Les choix stratégiques et le positionnement politique de Nicolas Sarkozy ont été validés dans les urnes.
3. La défaite de Jean-Marie Le Pen est consommée : ses dernières déclarations, outrancières, à l’endroit de Nicolas Sarkozy, coupable selon le chef frontiste, de ne pas être suffisamment français, étaient pitoyables.
4. Le bon résultat de François Bayrou sonne le retour en force de l’UDF. Il y a tout lieu de penser que le Béarnais gardera son indépendance. Mais le regain de vigueur du clivage droite-gauche obligera néanmoins les candidat(e)s UDF aux législatives à ne pas galvauder leurs chances en se coupant de l’UMP.
5. Ségolène Royal, qui a pris le PS en le contournant, va, à coup sûr, asseoir son pouvoir dans le parti. Quant à ses chances pour le second tour, disons que Nicolas Sarkozy est en ballotage favorable, mais que la candidate de la gauche unie ne part pas, et de loin, battue d’avance !
Il y a un fait qui l’emporte, en importance, sur tous les autres. C’est le record de participation. Elle est tellement élevée – et tout indique qu’elle le restera le 6 mai prochain - qu’elle exercera des effets durables. Ce formidable engouement populaire oblige. C’est une exigence de sérieux, de renouvellement et de réhabilitation du politique à un moment crucial de la vie française, face aux défis européens et aux enjeux planétaires liés à la globalisation.
Cette participation massive nous interpelle aussi. Notre pays, berceau de la démocratie, ne saurait se satisfaire des taux d’abstention très haut dont il est maintenant coutumier. A Zurich, 66 % qui ne prennent pas la peine d’aller voter pour composer le Gouvernement et le Parlement de ce canton. A Appenzell Rhodes Extérieures, ce dernier week-end, 67 % ! Nous devons réagir, créer les conditions d’un retour à une meilleure mobilisation citoyenne. Il serait même opportun d’en faire un thème de campagne pour les élections fédérales d’automne, car la démocratie suisse est trop belle, trop précieuse, pour ne pas lui vouer plus d’attention et plus de respect.
Léonard Bender
Belle leçon de démocratie de nos voisins français : 85 % de participation au scrutin présidentiel et 75 % des voix qui se portent sur les trois candidat(e)s de gouvernement : Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et François Bayrou. Le cauchemar de 2002 est conjuré. Le sursaut républicain a joué en plein. Ce 22 avril 2007 restera sans doute, et pour très longtemps, une référence. Quelles leçons tirer de ce premier tour ?
1. Le vote utile a bien fonctionné à droite comme à gauche. Les extrémistes de tous poils en font les frais, et c’est tant mieux.
2. Les choix stratégiques et le positionnement politique de Nicolas Sarkozy ont été validés dans les urnes.
3. La défaite de Jean-Marie Le Pen est consommée : ses dernières déclarations, outrancières, à l’endroit de Nicolas Sarkozy, coupable selon le chef frontiste, de ne pas être suffisamment français, étaient pitoyables.
4. Le bon résultat de François Bayrou sonne le retour en force de l’UDF. Il y a tout lieu de penser que le Béarnais gardera son indépendance. Mais le regain de vigueur du clivage droite-gauche obligera néanmoins les candidat(e)s UDF aux législatives à ne pas galvauder leurs chances en se coupant de l’UMP.
5. Ségolène Royal, qui a pris le PS en le contournant, va, à coup sûr, asseoir son pouvoir dans le parti. Quant à ses chances pour le second tour, disons que Nicolas Sarkozy est en ballotage favorable, mais que la candidate de la gauche unie ne part pas, et de loin, battue d’avance !
Il y a un fait qui l’emporte, en importance, sur tous les autres. C’est le record de participation. Elle est tellement élevée – et tout indique qu’elle le restera le 6 mai prochain - qu’elle exercera des effets durables. Ce formidable engouement populaire oblige. C’est une exigence de sérieux, de renouvellement et de réhabilitation du politique à un moment crucial de la vie française, face aux défis européens et aux enjeux planétaires liés à la globalisation.
Cette participation massive nous interpelle aussi. Notre pays, berceau de la démocratie, ne saurait se satisfaire des taux d’abstention très haut dont il est maintenant coutumier. A Zurich, 66 % qui ne prennent pas la peine d’aller voter pour composer le Gouvernement et le Parlement de ce canton. A Appenzell Rhodes Extérieures, ce dernier week-end, 67 % ! Nous devons réagir, créer les conditions d’un retour à une meilleure mobilisation citoyenne. Il serait même opportun d’en faire un thème de campagne pour les élections fédérales d’automne, car la démocratie suisse est trop belle, trop précieuse, pour ne pas lui vouer plus d’attention et plus de respect.
Léonard Bender
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