Du sens des enquêtes en cours !
Genève : du sens des enquêtes en cours
Le moins que l’on puisse en dire, c’est que l’affaire de la rue du Stand, à Genève, va peser de tout son poids sur l’avenir politique de ses principaux protagonistes et sur les prochaines échéances électorales. A certains égards, cette affaire ressemble à l’histoire de l’arroseur-arrosé. Sans vouloir m’immiscer dans les méandres complexes du dossier, je note l’embarras dans lequel se trouve notamment l’Alliance de gauche genevoise (AdG). Laquelle nous avait habitués jusqu’ici à davantage de scrupules s’agissant du contrôle de la gestion des deniers publics. Au-delà du cas particulier, il faut s’interroger sur les moyens disponibles pour apprécier le travail des magistrats dans l’exercice de leurs fonctions. A Genève, on apprend que le Conseil d’Etat a ouvert une enquête disciplinaire contre l’Exécutif de la Ville. Cette nouvelle procédure suit celles qui ont été diligentées sur les plans pénal et parlementaire. Certains pourront s’étonner de ce foisonnement de démarches, pourtant, elles répondent toutes à des besoins et des finalités propres. Dans l’enquête pénale – la plus chargée de sens – il s’agit, en définitive, de punir les éventuels infractions pour protéger la société. L’enquête parlementaire veut déterminer les responsabilités politiques dans le but d’améliorer les mécanismes de contrôle et de prévenir la répétition des manquements constatés. Elle permet également aux citoyennes et citoyens d’être informés de l’activité des élu(e)s et ainsi d’orienter leurs futurs choix. Par exemple, une faute politique, non punissable sur le plan pénal ou exempte de sanction administrative, peut entraîner un vote de défiance. L’enquête administrative, elle, doit rétablir le lien de confiance rompu entre le public et l’Etat. A dire vrai, la démocratie est un bien si précieux qu’il vaudra toujours mieux, en définitive, un excès de contrôle à un risque d’impunité !
Léonard Bender
Le moins que l’on puisse en dire, c’est que l’affaire de la rue du Stand, à Genève, va peser de tout son poids sur l’avenir politique de ses principaux protagonistes et sur les prochaines échéances électorales. A certains égards, cette affaire ressemble à l’histoire de l’arroseur-arrosé. Sans vouloir m’immiscer dans les méandres complexes du dossier, je note l’embarras dans lequel se trouve notamment l’Alliance de gauche genevoise (AdG). Laquelle nous avait habitués jusqu’ici à davantage de scrupules s’agissant du contrôle de la gestion des deniers publics. Au-delà du cas particulier, il faut s’interroger sur les moyens disponibles pour apprécier le travail des magistrats dans l’exercice de leurs fonctions. A Genève, on apprend que le Conseil d’Etat a ouvert une enquête disciplinaire contre l’Exécutif de la Ville. Cette nouvelle procédure suit celles qui ont été diligentées sur les plans pénal et parlementaire. Certains pourront s’étonner de ce foisonnement de démarches, pourtant, elles répondent toutes à des besoins et des finalités propres. Dans l’enquête pénale – la plus chargée de sens – il s’agit, en définitive, de punir les éventuels infractions pour protéger la société. L’enquête parlementaire veut déterminer les responsabilités politiques dans le but d’améliorer les mécanismes de contrôle et de prévenir la répétition des manquements constatés. Elle permet également aux citoyennes et citoyens d’être informés de l’activité des élu(e)s et ainsi d’orienter leurs futurs choix. Par exemple, une faute politique, non punissable sur le plan pénal ou exempte de sanction administrative, peut entraîner un vote de défiance. L’enquête administrative, elle, doit rétablir le lien de confiance rompu entre le public et l’Etat. A dire vrai, la démocratie est un bien si précieux qu’il vaudra toujours mieux, en définitive, un excès de contrôle à un risque d’impunité !
Léonard Bender
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