Tourisme

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L’importance du tourisme

 

C’est une banalité que de souligner l’importance du tourisme pour notre canton. Les derniers chiffres publiés au sujet de l’hôtellerie valaisanne parlent d’eux-mêmes : 4,5 millions de nuitées pour l’exercice 2008, ce qui constitue une année record. L’ouverture du tunnel du Lötschberg a sans doute contribué à cet essor. Bien sûr, en 2009, les résultats devraient se ressentir de la mauvaise conjoncture mondiale. Même si, pour la prochaine saison d’hiver, ce seront peut-être davantage les conditions météo qui feront la différence.

 

Le Valais vient de se doter d’une nouvelle loi sur le tourisme, qui devra passer le cap populaire puisque le référendum a abouti. Espérons qu’avant le vote du souverain, les différents acteurs du tourisme, notamment les communes concernées, feront un travail préalable d’information en précisant leurs intentions quant à la perception de la taxe touristique d’hébergement (TTH). Laquelle, on le sait, peut varier de Fr. 10.- à Fr. 30.- le m2, avec un coefficient de pondération allant du simple au décuple, selon le type de logement et sa localisation. Les hôteliers ont pu d’ailleurs, à raison, mieux faire préciser les surfaces entrant dans les calculs. De la même manière, les communes pourront exonérer les mayens situés hors de la zone touristique.

 

Ce qui importe en définitive, c’est de moderniser la promotion touristique, dans un marché très concurrentiel, surtout dans l’arc alpin. Le secteur doit pouvoir compter sur des ressources suffisantes pour rivaliser avec les autres destinations européennes. A ce propos, il ne faut jamais perdre de vue un élément capital : pour rendre attractive une station, il convient impérativement d’accorder une bonne place à l’offre hôtelière. Comme le savent très bien faire nos amis haut-valaisans. Car l’hôtellerie remplit plusieurs fonctions. Elle offre des places de travail et assure une fréquentation régulière aux remontées mécaniques et aux espaces de détente ; elle attire une clientèle dotée d’un solide pouvoir d’achat  et crée une animation qui va bien au-delà de ses murs. Enfin, elle est peu gourmande en surface bâtie. Autrement dit, c’est en remettant l’hôtel au milieu de la station que l’on forge le meilleur avenir de notre tourisme.

 

Léonard Bender

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