Les nouveaux défis du PLR

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Les nouveaux défis du PLR

 

Les cantonales 2009 achèvent le cycle électoral qui a débuté avec les fédérales d’octobre 2007 et les communales de l’automne dernier. Pour le PLR, il est donc temps d’en dresser un rapide bilan. Premier constat : à trois reprises, nous avons fait mieux que résister aux effets de l’installation de l’UDC dans le paysage politique valaisan. On remarquera que plus l’élection se rapproche du citoyen, plus notre parti enregistre de bons scores. Il est vrai que nous disposons d’une relève et d’un « personnel » politique assez fourni, et de qualité.

Deuxièmement, les communales et l’élection au Grand Conseil ont permis l’accession aux responsabilités de nouvelles personnalités issues de nos rangs. Les jeunes qui avaient effectué un très grand investissement politique se trouvent récompensés en occupant des fonctions exécutives et parlementaires. Troisièmement, la présidence des villes, avec la perspective de conquérir celle de Monthey en 2012, offrent de belles opportunités à notre formation. A ce propos, le rétablissement du PRD de Martigny doit être salué. Progresser, alors que le PDC recule de près de 3,5 %, frise l’exploit. D’autant que l’on nous avait prédit le pire, en raison des turbulences enregistrées lors des communales dans ce chef-lieu. Quatrièmement, le siège libéral-radical au Gouvernement semble plus assuré que jamais. Nous avons remis les pendules à l’heure et notre place de seconde force électorale du Valais est désormais établie. Cinquièmement, parce qu’un bilan doit être complet, notre présence dans le Haut-Valais est compromise. Nos deux sièges, à Viège et à Brigue, qui se confrontaient à la barre fatidique du quorum, ont été emportés par la vague UDC qui a déferlé outre-Raspille. Cet échec doit nous interroger notamment quant à la manière de formaliser nos liens avec les élus communaux du Haut-Valais et avec les citoyennes et citoyens qui nous sont proches dans cette région. Une piste serait de pratiquer le modèle fribourgeois, à savoir la création d’un seul parti cantonal, qui devrait intégrer en son sein le particularisme haut-valaisan.

Ultime remarque : au moment où le PDC sera représenté au gouvernement par deux tenants d’un certain conservatisme dans le Valais romand, le PLR dispose d’un large espace politique. Plus que jamais, il a vocation à porter le discours  des réformes, dans le Valais des 300’000 habitants, riche de solides atouts et ouvert à l’Europe et au Monde.

 

Léonard Bender

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