En attendant le 1er mars

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Dernière ligne droite

 

Comme le temps passe vite. Dans 10 jours, le visage du nouveau parlement cantonal sera connu. Et le classement des candidats au Conseil d’Etat donnera de précieuses indications sur l’issue du scrutin de ballotage du 15 mars. La campagne a connu des développements fort intéressants ces derniers jours.

 

D’abord, on a assisté au psychodrame de la gauche valaisanne après les propos, ma foi fort sensés, de la candidate socialiste. Laquelle a simplement donné des visages à la formule 3-1-1, que le peuple pourrait bien reconduire, dans sa sagesse. Cela dit, dommage que le Tour de France ne passe en Valais qu’au mois de juillet et non en février. Il eût été assez piquant en effet de voir le fonctionnement du fameux « tandem » de la gauche valaisanne dans la montée à Verbier !

 

Ensuite, on a eu droit au lâchage de la candidate socialiste par le candidat indépendant proche du PDC. Changeant « l’axe » de sa campagne après la « trahison » de la socialiste haut-valaisanne, ce dernier roule désormais pour la championne de l’équipe Raiffeisen. A qui il pourrait faire don de son vélo, après le service des 8 % ! Le PDC n’en a manifestement pas fini avec les suites de son Congrès du 6 juin 2008, à Châteauneuf. Comme dirait Christophe Darbellay (cf. Le Temps du 14 février, page 6) « il est temps de pratiquer la concordance » !

 

Enfin, le dernier sondage fédéral a connu un prolongement cantonal. On y apprend que l’UDC est en déroute, et qu’il perd près de 20% de sa force électorale, depuis octobre 2007. Dans le même temps, Hans-Rudolf Merz vire en tête du classement des meilleurs conseillers fédéraux et Pascal Couchepin progresse de 13 points. Le PLR dépasse le PDC, à 17,2 %. Autant dire que le vent semble favorable à nos idées et à nos valeurs, et que le moment est particulièrement bien choisi de mettre le turbo. Afin d’engranger, dans la dernière ligne droite, les soutiens qui marqueront la différence.

 

Dans la configuration actuelle, une seule attitude me semble conforme à notre intérêt collectif : faire le maximum pour se mettre à l’abri de toute surprise, de toute mauvaise surprise s’entend ! D’autant que notre discours, cohérent et mesuré, passe bien dans la population : réforme des institutions, politique d’agglomération, fiscalité modérée, relance de l’économie et solidarité plus efficace. 

 

Léonard Bender

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