On ne peut pas vouloir à la fois quelque chose et son contraire. Si l’on est pour la voie bilatérale, le oui s’impose le 8 février. Rappelons que la voie bilatérale est le chemin que le peuple suisse a choisi librement d’emprunter depuis 1992. Si cette voie devait être abandonnée demain, alors il ne resterait plus que le choix de l’adhésion à l’Union Européenne (UE) ou celui de l’isolement. Tout bien pesé, pourquoi est-il plus raisonnable pour le peuple suisse, de continuer sur la voie bilatérale ?
D’abord, parce que la rupture des accords bilatéraux, intelligemment négociés par notre pays, nous pousserait dans l’inconnu, et elle risquerait de coûter cher, en termes d’emplois et de croissance. Est-ce vraiment le moment de nous affaiblir alors que, plus que jamais, nous devons miser sur le renforcement de notre économie pour passer le cap difficile actuel ?
Ensuite, parce que la Suisse est un partenaire fiable, qui n’a qu’une parole. Qui a passé des contrats avec les pays qui l’entourent et qui respectera ses engagements. La Suisse est certes une petite nation par la taille, mais elle tient son rang, et elle a la réputation de savoir ce qu’elle veut. Elle ne change pas d’avis à tout moment. Cette stabilité fait sa force et sa crédibilité dans le monde.
Enfin, parce que la Suisse est cohérente avec elle-même. Elle a fait le choix de l’immigration européenne plutôt que du recours à une main-d’œuvre venue de très loin, à l’intégration parfois problématique.
Pour toutes ces raisons, les Libéraux-Radicaux valaisans invitent les citoyennes et citoyens à confirmer leurs précédents votes sur le même objet, en répondant oui à la question posée le 8 février 2009.
Léonard Bender
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