Mardi 3 mars 2009

Les nouveaux défis du PLR

 

Les cantonales 2009 achèvent le cycle électoral qui a débuté avec les fédérales d’octobre 2007 et les communales de l’automne dernier. Pour le PLR, il est donc temps d’en dresser un rapide bilan. Premier constat : à trois reprises, nous avons fait mieux que résister aux effets de l’installation de l’UDC dans le paysage politique valaisan. On remarquera que plus l’élection se rapproche du citoyen, plus notre parti enregistre de bons scores. Il est vrai que nous disposons d’une relève et d’un « personnel » politique assez fourni, et de qualité.

Deuxièmement, les communales et l’élection au Grand Conseil ont permis l’accession aux responsabilités de nouvelles personnalités issues de nos rangs. Les jeunes qui avaient effectué un très grand investissement politique se trouvent récompensés en occupant des fonctions exécutives et parlementaires. Troisièmement, la présidence des villes, avec la perspective de conquérir celle de Monthey en 2012, offrent de belles opportunités à notre formation. A ce propos, le rétablissement du PRD de Martigny doit être salué. Progresser, alors que le PDC recule de près de 3,5 %, frise l’exploit. D’autant que l’on nous avait prédit le pire, en raison des turbulences enregistrées lors des communales dans ce chef-lieu. Quatrièmement, le siège libéral-radical au Gouvernement semble plus assuré que jamais. Nous avons remis les pendules à l’heure et notre place de seconde force électorale du Valais est désormais établie. Cinquièmement, parce qu’un bilan doit être complet, notre présence dans le Haut-Valais est compromise. Nos deux sièges, à Viège et à Brigue, qui se confrontaient à la barre fatidique du quorum, ont été emportés par la vague UDC qui a déferlé outre-Raspille. Cet échec doit nous interroger notamment quant à la manière de formaliser nos liens avec les élus communaux du Haut-Valais et avec les citoyennes et citoyens qui nous sont proches dans cette région. Une piste serait de pratiquer le modèle fribourgeois, à savoir la création d’un seul parti cantonal, qui devrait intégrer en son sein le particularisme haut-valaisan.

Ultime remarque : au moment où le PDC sera représenté au gouvernement par deux tenants d’un certain conservatisme dans le Valais romand, le PLR dispose d’un large espace politique. Plus que jamais, il a vocation à porter le discours  des réformes, dans le Valais des 300’000 habitants, riche de solides atouts et ouvert à l’Europe et au Monde.

 

Léonard Bender


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Mercredi 25 février 2009

A l’heure du choix

Dimanche prochain, la nouvelle composition du Grand Conseil sera connue. Les Libéraux-Radicaux pourraient progresser notamment à Sierre, Sion ou St-Maurice. Alors que dans le Haut-Valais, le FDPO joue sa survie. Le PLR a fait campagne sur plusieurs thèmes : politique d’agglomération, fiscalité modérée, réforme des institutions, efficacité énergétique, relance de l’économie et solidarité mieux ciblée. Ses têtes de listes dans les districts ont montré une bonne maîtrise des dossiers.

Pour le Conseil d’Etat, son candidat, Claude Roch, a parcouru le canton (41 rencontres en 21 jours !) pour défendre, entre autres, l’école valaisanne et les projets en cours destinés à la renforcer. Tous les candidat(e)s au Conseil d’Etat, questionnés sur l’école durant la campagne, n’ont pas tari d’éloge sur sa qualité. Ecole, faut-il le rappeler, qui est placée depuis le 1er mai 1981, sous la responsabilité de magistrats issus des rangs libéraux-radicaux. Il faut croire qu’ils y ont fait du bon boulot, puisque notre école est particulièrement bien notée par les enquêtes PISA. Bien sûr, le mérite revient également à l’excellent corps professoral, et aux élèves aussi ! D’ailleurs, Claude Roch présentera, si le peuple lui renouvelle sa confiance, un projet de loi qui revalorisera le statut des enseignants.

Ces derniers jours, on a beaucoup parlé de stratégie et de coup politiques. Le PLR s’est volontairement tenu à l’écart de cette agitation et de ce ramdam. Parce qu’il a pleinement confiance dans la maturité civique du peuple valaisan. La crise qui frappe à notre porte, avec son prévisible lot de difficultés, réclame du sérieux, de la rigueur, de la solidarité et un esprit de concorde. Du travail plutôt que de la chamaille !

 Léonard Bender

 


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Lundi 16 février 2009

Dernière ligne droite

 

Comme le temps passe vite. Dans 10 jours, le visage du nouveau parlement cantonal sera connu. Et le classement des candidats au Conseil d’Etat donnera de précieuses indications sur l’issue du scrutin de ballotage du 15 mars. La campagne a connu des développements fort intéressants ces derniers jours.

 

D’abord, on a assisté au psychodrame de la gauche valaisanne après les propos, ma foi fort sensés, de la candidate socialiste. Laquelle a simplement donné des visages à la formule 3-1-1, que le peuple pourrait bien reconduire, dans sa sagesse. Cela dit, dommage que le Tour de France ne passe en Valais qu’au mois de juillet et non en février. Il eût été assez piquant en effet de voir le fonctionnement du fameux « tandem » de la gauche valaisanne dans la montée à Verbier !

 

Ensuite, on a eu droit au lâchage de la candidate socialiste par le candidat indépendant proche du PDC. Changeant « l’axe » de sa campagne après la « trahison » de la socialiste haut-valaisanne, ce dernier roule désormais pour la championne de l’équipe Raiffeisen. A qui il pourrait faire don de son vélo, après le service des 8 % ! Le PDC n’en a manifestement pas fini avec les suites de son Congrès du 6 juin 2008, à Châteauneuf. Comme dirait Christophe Darbellay (cf. Le Temps du 14 février, page 6) « il est temps de pratiquer la concordance » !

 

Enfin, le dernier sondage fédéral a connu un prolongement cantonal. On y apprend que l’UDC est en déroute, et qu’il perd près de 20% de sa force électorale, depuis octobre 2007. Dans le même temps, Hans-Rudolf Merz vire en tête du classement des meilleurs conseillers fédéraux et Pascal Couchepin progresse de 13 points. Le PLR dépasse le PDC, à 17,2 %. Autant dire que le vent semble favorable à nos idées et à nos valeurs, et que le moment est particulièrement bien choisi de mettre le turbo. Afin d’engranger, dans la dernière ligne droite, les soutiens qui marqueront la différence.

 

Dans la configuration actuelle, une seule attitude me semble conforme à notre intérêt collectif : faire le maximum pour se mettre à l’abri de toute surprise, de toute mauvaise surprise s’entend ! D’autant que notre discours, cohérent et mesuré, passe bien dans la population : réforme des institutions, politique d’agglomération, fiscalité modérée, relance de l’économie et solidarité plus efficace. 

 

Léonard Bender


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Lundi 9 février 2009

Travailler plutôt que spéculer !

 

Au moment où paraîtront ces lignes, le scrutin pour la désignation des membres du Conseil d'Etat et du Grand Conseil sera ouvert. Les citoyennes et citoyens auront reçu le matériel électoral, et déjà une partie d'entre eux commencera à voter par correspondance. C'est une particularité de notre système. Alors que dans la plupart des démocraties, le temps du débat est clairement distingué de celui du vote, chez nous, ils coïncident. On vote alors même que la campagne bat encore son plein ! 

 

Ces derniers jours, j'ai entendu quelques opinions assez particulières. Ainsi, par exemple, l'idée que les élections au Conseil d'Etat seraient confisquées par les "états-majors" ou les "appareils" de partis. Ce dédain à l’endroit des formations politiques ne grandit pas ceux qui l’affichent. Les principaux candidat(e)s n’ont pas été choisis en secret par une coterie ou des groupuscules. C'est le contraire qui est vrai. Cette critique, démagogique et facile, de la démocratie (laquelle n’existerait d’ailleurs pas sans les partis) est d’une banalité affligeante.

 

La notion de liste "fermée" que l'on ressasse abondamment comporte aussi une part d’inexactitude. Le vocable n'est pas vraiment approprié, car l'élection au Gouvernement se déroule selon le mode majoritaire. Dans ce système, ce qui est déterminant, ce n'est pas le nombre de listes par parti, mais les scores individuels des candidat(e)s. Avec neuf candidat(e)s pour cinq sièges, le scrutin est ouvert. On pourrait même proposer qu’à l’avenir la loi électorale soit modifiée, et qu’un seul bulletin officiel comportant le nom de tous les candidats ou candidates  au Conseil d’Etat soit envoyé aux électeurs, comme cela se pratique dans certains cantons. A côté de chaque nom figurerait une case que l’électeur serait invité à cocher pour exprimer son choix (qui ne pourrait porter que sur cinq noms au maximum).

 

A propos des neuf candidat(e)s en lice, on peut faire remarquer que trois le sont aussi (et surtout ?) dans la course au Grand Conseil (le candidat UDC, la candidate Jaune et la candidate Verte). On sollicite régulièrement mon pronostic pour le mois de mars. Je suis d’avis qu’il faut se garder des spéculations, et qu’il importe plutôt de se concentrer sur la campagne en y jetant toutes les forces. Travailler plutôt que spéculer, car le résultat du 1er mars pèsera lourd. D’ailleurs l’histoire enseigne que le second tour constitue rarement une séance de "rattrapage" pour celles et ceux qui auraient raté le premier !

 

Léonard Bender

 


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Lundi 2 février 2009

Le oui des Libéraux-Radicaux valaisans à la voie bilatérale

 

On ne peut pas vouloir à la fois quelque chose et son contraire. Si l’on est pour la voie bilatérale, le oui s’impose le 8 février. Rappelons que la voie bilatérale est le chemin que le peuple suisse a choisi librement d’emprunter depuis 1992. Si cette voie devait être abandonnée demain, alors il ne resterait plus que le choix de l’adhésion à l’Union Européenne (UE) ou celui de l’isolement. Tout bien pesé, pourquoi est-il plus raisonnable pour le peuple suisse, de continuer sur la voie bilatérale ?

 

D’abord, parce que la rupture des accords bilatéraux, intelligemment négociés par notre pays, nous pousserait dans l’inconnu, et elle risquerait de coûter cher, en termes d’emplois et de croissance. Est-ce vraiment le moment de nous affaiblir alors que, plus que jamais, nous devons miser sur le renforcement de notre économie pour passer le cap difficile actuel ?

 

Ensuite, parce que la Suisse est un partenaire fiable, qui n’a qu’une parole. Qui a passé des contrats avec les pays qui l’entourent et qui respectera ses engagements. La Suisse est certes une petite nation par la taille, mais elle tient son rang, et elle a la réputation de savoir ce qu’elle veut. Elle ne change pas d’avis à tout moment. Cette stabilité fait sa force et sa crédibilité dans le monde.

 

Enfin, parce que la Suisse est cohérente avec elle-même. Elle a fait le choix de l’immigration européenne plutôt que du recours à une main-d’œuvre venue de très loin, à l’intégration parfois problématique.

 

Pour toutes ces raisons, les Libéraux-Radicaux valaisans invitent les citoyennes et citoyens à confirmer leurs précédents votes sur le même objet, en répondant oui à la question posée le 8 février 2009.

 

Léonard Bender 

 

 


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