Mardi 16 septembre 2008

Le pouvoir communal

 

Les communales 2008 seront des élections-charnière, vu le nombre élevé de municipaux ou de présidents qui ne se représentent pas. La commune reste le maillon fort de notre démocratie. Le peuple ne s’y trompe pas, qui exige, à juste titre, une gestion rigoureuse et intelligente des deniers publics. Les récentes fusions, en particulier celles d’Anniviers ou du Mont-Noble, ont montré la vitalité de l’institution communale qui, loin de s’essouffler, sait s’adapter aux temps nouveaux. La fusion est bien une renaissance, et non un effacement !

 

Le parti libéral-radical est solidement enraciné dans la réalité valaisanne. Il se veut acteur des mutations en cours, comme en témoignent les nombreux rencontres et séminaires organisés à l’intention de ses candidat(e)s. Cette année, un accent particulier a été mis sur les questions de l’énergie, de la sécurité publique et de l’école. Que le débat se poursuive pour enrichir et fortifier la démocratie communale !

 

Léonard Bender 


Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 8 septembre 2008

Refroidissement diplomatique 

 

Serait-ce le prélude du retour de la guerre froide ? Posée en ces termes la question paraît provocante. Pourtant, l’on est en droit de s’interroger après les événements de Géorgie. Cette guerre éclair, à quelques encablures des frontières de l’UE, est en effet révélatrice, au-delà du drame encouru par les victimes et les dizaines de milliers de déplacés, d’un nouvel ordre mondial en gestation. Sans parler de sa dimension stratégique pour l’approvisionnement énergétique du Vieux-Continent. Ce conflit constitue un formidable défi pour l’Europe politique et un enjeu non moins capital pour l’OTAN, laquelle, issue de la guerre froide, doit encore achever sa mutation. 

 

La Russie rêve d’une présence plus imposante sur la scène internationale. Son histoire, son poids démographique, sa géographie, son développement économique, sa puissance onusienne, tout plaide dans ce sens. La dislocation de l’ancienne Union Soviétique a laissé en friche les aspirations nationales de nombreuses populations, notamment dans le Caucase. Moscou tient à son rang de protecteur de ces micro-états, et ne lésine pas sur son soutien à des régimes autoritaires et souvent corrompus. L’indépendance du Kosovo a fourni aux Russes un prétexte pour faire monter les enchères et pour souffler le froid en direction de l’UE et de l’OTAN, décidées à s’implanter aux portes de l’ancien Empire. Heureusement, l’Europe, malgré ses évidentes faiblesses, réussit à parler d’une seule voix. Il faudra cependant bien plus que l’énergie débordante du président français pour contenir les élans nationalistes de Vladimir Poutine et de Dmitri Medvedev.

 

Le point de vue russe doit être pris en considération. On peut comprendre que cette grande nation n’éprouve aucun plaisir à l’élargissement de l’UE et de l’OTAN au Caucase. Pour surmonter ses préventions, rien de mieux que la coopération et une diplomatie européenne active et soutenue. Le danger serait que la Russie réactive une politique bipolaire, hostile aux Etats-Unis. Notamment en prenant pied plus fortement au Moyen-Orient, par exemple en Iran, avec le risque d’instabilité qui en découlerait. On peut prendre le problème par n’importe quel bout, seul un renforcement de l’Europe politique et militaire peut prévenir le retour des vieux démons et préserver les équilibres nécessaires au maintien d’une paix durable sur le continent et dans le monde.

 

Léonard Bender


Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 1 septembre 2008

Discours de St-Maurice / 30 août 2008 / Extraits

 

 

En nous réunissant ce matin, ici, à St-Maurice, en plein air, sur la place de l'Hôtel de Ville, où furent proclamées, le 4 février 1798, l’indépendance, l’égalité et la liberté du Bas-Valais, ouvrant la voie à la démocratie moderne, et à quelques mètres de la prestigieuse Abbaye, haut lieu de spiritualité et de savoir, nous voulons rappeler trois choses qui nous semblent essentielles. D’abord que la politique doit toujours rester au contact de la vie réelle des citoyennes et citoyens. C'est pour eux que l'on agit et c'est eux qui nous donnent notre légitimité. Ensuite que le débat public doit occuper une place privilégiée en démocratie. Enfin, que notre parti est profondément enraciné dans la réalité valaisanne ; qu’il veut rester une force politique présente partout et pour tous : dans les villes, les villages, les grands bourgs. Partout où le bien public doit être défendu. (…)

 

Le redressement que nous avons entamé lors des élections fédérales doit se poursuivre. Au Conseil national nous avons enregistré une progression, faible (plus un point), mais réelle, de la famille libérale-radicale qui pèse dans ce scrutin à la proportionnelle, 18 %. Aux Etats, le candidat unique du parti libéral-radical a clairement devancé le socialiste haut-valaisan fortuné Peter Jossen, et mis dans les cordes le duo UDC qui se voyait déjà en haut de l'affiche. Cette remise à l'ordre d’octobre – cette remise dans l’ordre - doit être opportunément rappelée à l'heure où le PS du Bas rêve tout haut d'une alliance avec l'UDC, allant même jusqu’à promettre à cette formation un siège au Palais de La Planta, fût-ce au prix de notre éviction ! Cette agitation pré-électorale, ces propos de matamore ne nous impressionnent pas. Ces milieux en sont coutumiers ! J’espère néanmoins que, malgré ce brouhaha et ce tumulte, l’excellente socialiste haut-valaisanne, Madame Esther Waeber-Kalbermatten, ne s’en laissera pas compter, qu’elle garde son calme, qu’elle reste zen !

 

Quant à nous, notre ligne ne variera pas : nous ne sommes pas partisans du mélange des genres et des coups politiques sans lendemain, nous ne sommes pas non plus adeptes des alliances contre-nature, nous ne goûtons guère encore les stratégies à la petite semaine. Pour nous, faire de la politique, c’est agir en conformité avec ses convictions et ses valeurs, pour le bien public. Et le bien public commande que les grandes forces politiques du Valais soient associées à la conduite des affaires. Pour autant, il vaut mieux privilégier celles qui sont enracinées et qui disposent des relais suffisants, tant dans les communes qu’au sein du parlement. Cependant, il ne saurait y avoir d’ostracisme, envers qui que ce soit ; c’est pourquoi, au final, il faut s’en remettre au peuple, en qui nous avons pleine confiance. (…)

 

Le Gouvernement valaisan doit veiller à valoriser les atouts, nombreux, du Valais.

 

·       En maintenant une fiscalité modérée,

 

·       en veillant à doter le canton des voies de communication optimales,

 

·       en assurant à ses enfants la meilleure formation,

 

·       en permettant à l’économie de se développer sans entraves inutiles, dans le respect de l’environnement,

 

·       en garantissant l’unité cantonale,

 

·       en préservant la cohésion sociale.

 

Telle est la mission d’un Etat démocratique, telle est notre mission, notre responsabilité, à nous, libéraux-radicaux. (…)

 

Léonard Bender


Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 26 août 2008

Les partis au service de la démocratie

 

Le hasard de mon parcours politique m’aura conduit à assumer des fonctions partisanes à tous les échelons : président d’une section communale, vice-président d’une association de district, président de parti cantonal, vice-président national. Fonctions qui requièrent un engagement différent. Sur le plan local, vous devez soutenir les élu(e)s, tenir les réunions statutaires et diriger les campagnes électorales. Le responsable politique est au prise avec le concret et peut exercer une réelle influence, pour peu qu’il s’implique fortement. A l’échelon du district – du moins en Valais – la tâche est moins prenante. Le district étant surtout une circonscription électorale pour le Grand Conseil. Sur le plan cantonal, la fonction est déjà plus lourde : il faut suivre l’action étatique de près afin de bien positionner le parti dans les nombreux débats publics. A ce niveau se jouent l’élection au Gouvernement et la désignation des députés pour Berne, sans parler des prises de position lors des votations fédérales et cantonales. La tâche peut s’avérer ardue, car il faut veiller en permanence à préserver l’unité du parti et à s’assurer que chacun tire à la même corde. Pourtant, la plupart des dirigeants de partis cantonaux que j’ai côtoyés m’ont presque tous affirmé avoir été très heureux dans leur mandat. Mandat, qui se trouve, en effet, à un carrefour stratégique, au cœur des enjeux de « pouvoir », avec toute la relativité que comporte ce mot dans notre système de démocratie directe.

Quant à la dimension nationale, elle est sans commune mesure, en raison des spécificités de la vie politique suisse. Les partis nationaux sont pourtant assez faibles. Rien de comparable avec les grandes formations gouvernementales des pays voisins, par exemple. Ainsi l’UMP en France, la CDU ou le SPD en Allemagne, sont de gigantesques machines qui disposent de moyens financiers et de ressources humaines substantiels. De plus, il faut le souligner, ces partis détiennent généralement une attribution majeure : ils délivrent les investitures pour les élections législatives. En Suisse, les sections cantonales sont seules compétentes en la matière. En outre, s’agissant du Conseil fédéral, les groupes parlementaires pèsent plus que les partis nationaux, puisque ce sont eux – et eux seuls - qui font cette élection. Reste que le rôle des partis politiques est fondamental, et que celles et ceux qui les dirigent sont finalement au service de la démocratie.

 

Léonard Bender


Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 19 août 2008

PS du Bas et UDC du Haut : même combat !

 

Ainsi le PS du Bas est prêt à mouiller sa chemise pour faire entrer un UDC du Haut au gouvernement valaisan. Au nom du pluralisme et en référence aux forces des partis lors des élections au Conseil national d’octobre 2007. Pour les camarades, la prochaine élection au Conseil d’Etat ne devrait en être qu’un simple décalque. Drôle de raisonnement ! Faut-il rappeler que, l’an dernier, les deux candidats UDC (du Haut et du Bas) aux Conseil des Etats, au système majoritaire, ont été très largement distancés par le candidat unique libéral-radical (du Valais romand) ? De plus, même si l’UDC devait doubler la mise au Grand Conseil, elle pèserait toujours moins de 10 % du plénum. Une telle assise confère-t-elle le « droit » incontestable à occuper un siège  sur cinq au Conseil d’Etat ?

 

La famille libérale-radicale a réalisé 18 % au Conseil national ; elle pèse 25,5 % au Grand Conseil, avec 30 députés sur 130. Qui peut raisonnablement soutenir qu’elle n’aurait pas sa place au Conseil d’Etat ? Que penser dès lors de la déclaration de Stéphane Rossini (en fort recul lors des dernières élections) dans le Nouvelliste du 16 juillet 2008 : « Si les choses devaient se compliquer outre-Raspille, le PS pourrait aussi viser le siège radical ». Son nouvel ami, le conseiller national UDC Oskar Freysinger, a réitéré la même « menace » dans la presse du 7 août. Quelle mouche a piqué ces deux « compagnons de lutte » pour qu’ils décochent ensemble tant de flèches acérées au parti libéral-radical ? Et, partant, à la socialiste haut-valaisanne, Esther Waeber-Kalbermatten, qui, d’ailleurs, ferait une excellente conseillère d’Etat, pour peu que ses camarades ne la flinguent pas auparavant ?

 

La réponse me paraît évidente : Oskar et Stéphane, qui ont en commun la détestation des libéraux-radicaux, se verraient bien au Conseil d’Etat. Une manière habile de prévenir le couperet des trois mandats successifs à Berne. Pour atteindre leur but, ils doivent impérativement dissuader les autres prétendants. Pour Rossini, c’est cette fois ou jamais ; pour Freysinger, c’est jamais cette fois ! Le parti libéral-radical composera sa liste le 22 octobre 2008. Le 30 août, le conseiller d’Etat Claude Roch dira son intention. En tout état de cause, la famille libérale-radicale continuera de se battre pour servir le Valais au gouvernement, dans un esprit de réforme, de concorde et de respect. Pour les réflexes anti-PDC primaires, pour les stratégies à la petite semaine, pour les alliances contre-nature, prière de passer son chemin ! 

 

Léonard Bender


Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus