Mardi 7 octobre 2008

Le libéralisme en question

 

La crise bancaire insuffle une nouvelle vigueur au débat sur le rôle de l’Etat et, partant,  sur les limites du modèle libéral. Les uns voient dans la mauvaise passe actuelle des marchés et les sauvetages successifs d’établissements bancaires en péril, l’échec patent du libéralisme. Les autres, gardiens du temple, mettent en garde contre une intervention trop forte de l’Etat, et estiment que les « canards boiteux » n’avaient d’autres destins que de disparaître (la fameuse destruction créatrice !). N’étant pas spécialiste de ces questions et encore moins expert en matière de produits « structurés » et autres « titrisations »,  je me garderai bien de trancher en faveur d’une thèse ou de l’autre. Le libéralisme a bon dos.

 

L’autre soir, à la radio, mon excellent confrère, président du parti libéral genevois, Me Michel Halpérin, a heureusement remis les pendules à l’heure. En rappelant fort opportunément que le libéralisme ne postulait pas l’absence d’Etat. Et que le contraire du libéralisme était le « tout à l’Etat ». Que l’histoire avait montré, notamment avec la dislocation de l’ex-Union Soviétique qui s’est « écroulée sous son propre poids », l’inefficacité irrémédiable du  modèle socialiste et collectiviste. En résumé, l’Etat doit assurer la cohésion et la solidarité sociales.  Il doit intervenir quand la confiance est ébranlée. Vouloir réduire le libéralisme à sa seule dimension économique, c’est le méconnaître et le pervertir. Car sa vocation est avant tout de favoriser la liberté, dans tous ses aspects. 

 

Bien sûr, les lois du marché sont têtues, mais la fameuse « main invisible » d’Adam Smith - le grand penseur du libéralisme - ne doit pas être mise devant les yeux, si je puis dire ! D’ailleurs sait-on que ce dernier était hostile aux grandes sociétés par actions. Il considérait les actionnaires comme peu au fait des réalités économiques, et il était critique à l’endroit des administrateurs. Ces derniers « étant appelés à gérer l’argent des autres plutôt que le leur, on ne peut guère s’attendre qu’ils le surveillent avec cette vigilance scrupuleuse dont les associés en coparticipation font preuve envers leurs professions. Tout comme l’intendant d’un homme fortuné, ils tendent à considérer qu’accorder trop d’attention aux petites choses n’est pas à l’honneur de leur maître, et il s’en dispensent très volontiers ». Libéralisme rime avec contrôle, mesure et responsabilité. Il ne serait pas mauvais de s’en souvenir !

 

Léonard Bender

 


Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 3 octobre 2008

Cérémonie du souvenir / Jean-Pascal Delamuraz / Salle du Grand Conseil, Sion / 2 octobre 2008

Je voudrais d’abord vous saluer toutes et tous très cordialement, en particulier la famille de Jean-Pascal Delamuraz : Madame Catherine Delamuraz, sa fille Carole et son fils Alain, vice-président de Blancpain, qui prendra la parole au terme de la cérémonie ; M. René Felber, ancien président de la Confédération et Madame ; et M. Raymond Loretan, ancien Ambassadeur, orateurs de la soirée.

Je ne veux pas égrener la qualité de toutes les personnes présentes, mais les usages républicains commandent que je salue expressément le Vice-Président du Conseil d’Etat valaisan, M. Claude Roch, le Président de la Ville, M. François Mudry, ainsi que le consul honoraire de France, M. Etienne Barrault.

Pourquoi une telle cérémonie, en Valais, pour les dix ans de la mort de Jean-Pascal Delamuraz ? Pourquoi pas, nous sommes en Suisse, serai-je tenté de livrer comme unique réponse, même si cela fait un peu court, je le concède. Disons que le très beau village de Vercorin, très apprécié des familles Felber et Delamuraz, et l’aide précieuse que nous a apportée l’ancien président de Chalais et de ce Grand Conseil, M. Dany Perruchoud, sont à l’origine de notre rencontre.

En nous réunissant aujourd’hui, nous voulons signifier deux choses, qui nous paraissent essentielles.

Premièrement, que celui qui a eu le souci de la défense du bien public n’est jamais oublié. Jean-Pascal Delamuraz a été un grand serviteur de l’Etat. Il aimait ses concitoyennes et concitoyens, qui le lui rendaient bien. A maints égards, il incarnait les valeurs profondes de notre démocratie. Il entretenait un rapport étroit avec la population. Il portait aussi l'esprit romand, si utile à l’affirmation de la cohésion nationale.

Deuxièment, que la Suisse est vraiment un pays singulier : un illustre Vaudois est célébré, en Valais, par un Neuchâtelois, d’origine lucernoise ; un éminent socialiste évoquera le souvenir d’une grande figure radicale; un diplomate de haut lignage parlera d’un authentique républicain. Pourquoi s’en étonner ; notre pays n’est-il pas celui de la diversité, de la paix du travail et de l'équilibre des pouvoirs aussi ? La Suisse est d’abord une idée, une certaine idée de la démocratie, avant d’être un territoire ! C’est dans cet esprit « œcuménique » que se déroulera la cérémonie. (…)

Léonard Bender


Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 30 septembre 2008

Le rendez-vous capital !

Nos communes font face à des défis pressants. Les partis ont la responsabilité de les rendre intelligibles aux citoyens. Leur rôle ne consiste donc pas seulement à sélectionner les candidats, mais encore à nourrir le débat public. Gouverner ne signifie pas seulement décréter, mais encore expliquer. Le parti libéral-radical a fait ce travail, en mettant l'accent sur trois thèmes importants : l'efficience énergétique, la sécurité publique et l'organisation de la journée scolaire.

Les élections connaîtront aussi leur lot de surprises. Ainsi, à Sion, les choses semblent évoluer dans un sens prometteur. La personnalité fédératrice du libéral Marcel Maurer est reconnue bien au-delà de sa formation. Il faut dire que cet excellent magistrat communal – outre ses qualités de gestionnaire et de visionnaire - a fait du respect d'autrui une règle de conduite stricte. La succession du président François Mudry, au bilan étoffé, sera fort disputée. Qui s'en plaindrait ?

Léonard Bender

 


Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 26 septembre 2008

Discours de Sion

 

Merci de m’avoir associé à cet anniversaire, dans les circonstances présentes. Vous fêtez votre centenaire au moment même où vous entrez dans une nouvelle dynamique. Le rassemblement de la famille libérale et radicale vient à point nommé, car quelque chose est en train de se passer dans la capitale. Et pour s’accomplir, le destin a besoin de l’engagement sans réserves de vous tous. (…)

 

Nous avons abordé ces élections communales, à Sion, comme ailleurs, avec sérieux et application. En organisant séminaires et rencontres. Trois thèmes importants ont été mis en avant : l’efficience énergétique, la sécurité publique et la journée scolaire. Dans chaque commune, des aspects particuliers de la vie publique ont aussi été traités (…)

 

Ce travail de réflexion et de communication fait partie du devoir de gouverner. Gouverner, dans la démocratie moderne, ce n’est pas seulement décréter, ordonner ou cornaquer, c’est encore expliquer, montrer aux citoyennes et aux citoyens les enjeux et défis majeurs de notre temps. Le peuple doit disposer des moyens et des outils nécessaires pour agir conformément à ses intérêts. Nous devons rendre intelligibles les problèmes qui se posent à nos collectivités. Cet art de mobiliser les capacités et l’intelligence du citoyen est la marque d’un bon gouvernement. Nous avons choisi cette voie, difficile certes, mais féconde. (…)

 

Léonard Bender


Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 22 septembre 2008

Le pacte de confiance

 

Les élections communales représentent un moment important de la vie politique. Malgré les évolutions récentes, qui ont vu nombre de compétences transférées aux échelons fédéral ou cantonal, la commune demeure le lieu privilégié du civisme. Toutes les études d’opinion montrent d’ailleurs que la confiance est grande dans les édiles municipaux. Il faut dire que ces édiles, en s’engageant au quotidien, font preuve de dévouement et de désintéressement.     

 

Le PLR aborde cette échéance électorale avec sérieux. A plusieurs reprises, il a réuni ses élu(e)s, mandataires et candidat(e)s pour réfléchir aux moyens de relever les défis posés aux communes valaisannes. Démarche nécessaire, car les citoyennes et citoyens ont droit à ce que leur destin collectif soit confié à des personnes au fait des problèmes contemporains et disposant des connaissances requises dans tous les domaines de l’activité communale. En fin de compte, la politique n’est-elle pas un pacte de confiance avec le peuple ?

 

Léonard Bender

 

 


Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus