Mardi 5 juillet 2005
2
05
/07
/Juil
/2005
00:00
Vélo et politique
Je suis un fan de cyclisme. Aussi, ne manquerai-je pour rien au monde le Tour de France, la plus prestigieuse des compétitions. Cest une habitude ; arrive le mois de juillet, les jours deviennent rythmés par les étapes de la Grande Boucle. Les victoires successives de Lance Armstrong nont pas entamé mon enthousiasme. Le Tour de France, cest magique ! Même la triste réalité du dopage, qui a jeté une ombre sur la compétition, na pas altéré son formidable attrait. Ce qui suscite la fascination unique du Tour, cest probablement son caractère héroïque, quasi surhumain. Gagner une telle course, cest à coup sûr faire partie de lélite, du cercle des meilleurs. Et seuls les authentiques champions peuvent inscrire leur nom au palmarès. Les grands vainqueurs sont tous entrés dans la légende. Le Suisse Hugo Koblet, surnommé « le bel Hugo ou le pédaleur de charme », que célèbre dans le journal sportif « LEquipe », la plume étincelante dAntoine Blondin, et sa magnifique victoire de 1951. Les quintuples vainqueurs, Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Bernard Hinault et Miguel Indurain. Que dire également des duels mythiques : Merckx et Ocana, Coppi et Bartali, Anquetil et Poulidor, Hinault et Zoetemelk, ou plus près nous, Armstrong et Ullrich ? Je dois avouer un faible pour les étapes de montagne. Suivre le final dans les Alpes, par exemple, représente un grand moment. Souvent les écarts sy creusent et ne peuvent plus être comblés. Il faut dire que, dans lascension des cols, le destin peut balancer, dun instant à lautre. Tant que la ligne darrivée nest pas franchie, tout est toujours possible !
A dire vrai, il y a une certaine familiarité entre le vélo et la politique : la préparation, leffort, la persévérance et le travail déquipe sont souvent récompensés !
Léonard Bender
Par Bender
-
Publié dans : politich
0
Mardi 14 juin 2005
2
14
/06
/Juin
/2005
00:00
Christophe Blocher : Un retrait possible, une retraite improbable !
On lavait déjà pressenti à Zurich, lors de lélection complémentaire au Conseil dEtat, lUDC blochérienne est à la peine. Léchec retentissant de son opposition à Schengen/Dublin, alors que la « météo politique » lui était pourtant favorable (non français et hollandais aux référendums), a confirmé sa petite forme. La votation du 25 septembre prochain sur lextension aux 10 nouveaux pays de lUE de la libre circulation des personnes ne va sûrement pas arranger les affaires du parti nationaliste. On pourrait même se risquer à parler de décrue, après une décennie de progression électorale, qui aura porté son leader au faîte du pouvoir !
Cest précisément cette figure tribunitienne qui pourrait encore enrayer le possible déclin de lUDC. Les tourments actuels du parti agrarien ne le laissent dailleurs pas indifférent. A tel point quun retour de Christophe Blocher à la tête de ses troupes ne relève pas du phantasme ou de la pure spéculation. Cette éventualité est fondée, et sa réalisation pas si lointaine. LUDC attend le retour de son sauveur. Le plus tôt sera le mieux, il en va de sa survie. Sur quoi repose cette analyse ? Le Ministre de la Justice et de la Police na plus rien à attendre de sa présence au Conseil fédéral. Il en a fait le tour. Ce qui lui importait, cétait dy accéder, tout le reste nétant que secondaire ! On rétorquera quil na pas encore été Président de la Confédération et quil pourrait attendre cette échéance avant de sen aller. Lhypothèse est peu vraisemblable, car Christophe Blocher sait que ses chances de réélection sont ténues. En puis, lhonneur de présider un Collège ne lintéresse pas outre mesure.
Alors quand pourrait-il partir ? Osons une date : le 11 octobre 2005, dans quatre mois, le jour de ses 65 ans ! Et ce sera un retrait, pas une retraite, hélas ! Une sorte de nouveau départ pour ce fils prodigue de la droite nationaliste. Que se passera-t-il alors ? Je crois le deviner
mais préfère garder le silence. Ce nest pas le moment de saper le moral des Suisses, à quelques semaines de la pause estivale !
Léonard Bender
Par Bender
-
Publié dans : politich
0
Mardi 7 juin 2005
2
07
/06
/Juin
/2005
00:00
Une analogie riche de sens !
Lirrémédiable nest pas arrivé. Un refus des Accords de Schengen/Dublin aurait provoqué une crise de régime aux conséquences ravageuses. En effet, nous aurions été confrontés à cette situation institutionnelle étrange, baroque même, celle davoir le leader de lOpposition siégeant au Gouvernement, et disposant, à lui seul, contrairement à ses six « collègues », dune majorité populaire. Ce scénario-catastrophe ne sest pas produit. Tant mieux ! Mais il pourrait advenir, le 25 septembre prochain, si le peuple votait le sabordage de la voie bilatérale. Cependant, jai lintime conviction que cette perspective nest pas la plus probable, et que les Suisses voteront conformément à leurs intérêts bien compris. Sur quoi se fonde mon optimisme ? Sur la permanence dun état desprit positif de notre Souverain quant à louverture du pays au monde et, en particulier, à lEurope. A ce propos, un élément ma frappé lors de lanalyse du scrutin de dimanche dernier. Le résultat du vote sur Schengen-Dublin se superpose parfaitement à celui obtenu lors de la consultation de mars 2002 sur lentrée de la Suisse à lONU. Les taux dacceptation, les écarts entre les cantons alémaniques notamment, sont les mêmes, comme le score final en chiffres absolus. La seule différence, mineure, réside dans le fait que le canton de Lucerne bascule dans le camp du non pour 1'000 voix petites voix. Quelle conclusion en tirer ? Selon moi, quune majorité de nos concitoyennes et concitoyens ont désormais « intériorisé » cette dimension douverture de la Suisse et quil sagit là dun socle incompressible contre lequel se briseront la droite nationaliste et son piteux allié de circonstance, la gauche de la gauche !
A dire vrai, dans ce dossier, les extrêmes ont perdu la légitimité de parler au nom de la Suisse, car le peuple les a durablement installés dans la minorité !
Léonard Bender
Par Bender
-
Publié dans : politich
0
Mardi 31 mai 2005
2
31
/05
/Mai
/2005
00:00
Les aléas de la construction européenne !
La France vient de rejeter le projet de Constitution européenne et la Hollande devrait lui emboîter le pas, si lon en croit les sondages. La décision de ces deux pays a valeur de symbole, même si les motifs de leur refus ne se confondent pas, loin sen faut. Ainsi, lidée européenne est, à nouveau, confrontée à la réalité politique. Trouver un modus vivendi qui satisfasse 25 Etats, guider vers un objectif commun leurs trajectoires diverses, façonnées par une histoire riche en rivalités, demeure une gageure. Et pourtant lEurope, cest plus que la somme des pays qui la compose. Dans le monde, elle a sa place, et sa voix pèse. Son influence ne devrait pas faiblir, en dépit des aléas qui jalonnent son développement. Autre remarque : le fait que les citoyennes et citoyens des nations concernées prennent part à sa construction, même pour la ralentir momentanément, constitue une bonne chose. LEurope respire par la démocratie ; elle lui doit sa vie et son avenir. Le refus français constitue, certes, un échec, dailleurs surmontable. Mais un échec surtout imputable à la situation interne de lHexagone, avec un taux de chômage dépassant 10 %, et les nombreux dysfonctionnements de lEtat. Un non qui doit plus « au contexte quau texte » du projet de Traité soumis au Souverain. Heureusement, en Suisse, le nombre de sans-emploi est relativement bas - il reste préoccupant -, lEtat moins « budgétivore » et léconomie dispose encore de solides atouts.
A dire vrai, la croissance reste le meilleur antidote contre le doute et le repli sur soi ; à nous de progresser sur cette voie féconde, sans céder aux peurs propagées par ceux qui en tirent profit et pouvoir !
Léonard Bender
Par Bender
-
Publié dans : politich
0
Mardi 10 mai 2005
2
10
/05
/Mai
/2005
00:00
Schengen/Dublin : la Suisse gagnante !
Dans trois semaines, le sort de la votation sur Schengen/Dublin sera jeté. Les derniers sondages accordent une avance au oui. Il faut toutefois prendre ces indications avec beaucoup de prudence, car en matière de politique européenne, lopinion finale peut se faire le jour même du scrutin. De toute manière, même un sondage positif ne saurait dispenser de mener la bataille référendaire jusquau bout. Jai le sentiment que le vote du 5 juin représentera un point culminant de la législature en cours. Pour les forces politiques qui veulent améliorer la position de notre pays dans le concert des nations et au sein de lEurope, une défaite nest pas envisageable. Cest pourquoi, il ne faut pas lésiner sur lengagement. Dans la dernière ligne droite, deux arguments doivent être répétés sans relâche. Premièrement, que Schengen signifie davantage de sécurité pour la Suisse. Ce traité nabolit ni les frontières ni nattente en aucune façon à notre souveraineté territoriale, contrairement aux déclarations légères de lun de nos ministres. Il donne aux autorités des moyens nouveaux pour combattre notamment la grande criminalité. Ce qui explique pourquoi les professionnels de la lutte sur le terrain et tous les conseillers dEtat en charge de la Police sont favorables à Schengen. Deuxièmement, Dublin se traduira concrètement par des économies substantielles au budget de lasile, car notre pays naura plus à traiter les requêtes déjà instruites ailleurs en Europe. Un non le 5 juin entraînerait au contraire une hausse vertigineuse des demandes dasile.
A dire vrai, si la Suisse est gagnante en cas de oui à Schengen/Dublin, je dois à la vérité de dire que lUDC a tout à perdre dans cette bataille ; son mentor, Christophe Blocher, la bien compris !
Léonard Bender
Par Bender
-
Publié dans : politich
0
Commentaires