Lundi 15 décembre 2008 1 15 /12 /Déc /2008 12:22

Dernier billet de l’année

 

J’aurai pu intituler ma rubrique « dernier article de l’année ». Mais j’ai pensé que « billet » était plus indiqué, en cette période de crise financière ! A ce propos, j’ai regardé avec intérêt l’interview du patron de la Banque Nationale Suisse (BNS), Jean-Pierre Roth, à la TSR, dimanche dernier. Le langage est précis, le mot choisi, les phrases courtes. C’est sans doute un point commun aux patrons des Banques Centrales. Leurs déclarations ont un tel impact sur les marchés financiers que leurs propos sont calculés au millimètre. J’admire les personnes qui s’expriment de la sorte.

Pouvoir être clair en peu de mots. Pouvoir être compris en allant directement à l’essentiel. Un art, que peu nombreux pratiquent avec bonheur. En Suisse, c’est le cas, par exemple, de Darius Rochebin, dont le talent n’est plus à démontrer. Ou encore, dans le monde politique, de Pierre-Yves Maillard, Antonio Hodgers, Christophe Darbellay, Michel Halperin, Jacqueline De Quattro, Pierre Maudet, Yvan Perrin, ou encore Marcel Maurer. Ce dernier doit sans doute une bonne part de son succès électoral à son empathie, laquelle se manifeste aussi dans sa manière de parler. De bonnes dispositions oratoires sont précieuses dans la sphère politique, même si elles ne font pas tout. Car la forme a ses limites, et le fond reste capital. Mais si vous voulez faire passer une idée, encore faut-il être entendu. Et l’écoute ne se décrète pas, elle se conquiert !

J’ai souvent remarqué que les bons orateurs savaient bien gérer le silence avant la prise de parole. Un moment important, même s’il n’est parfois que de l’ordre de la fraction de seconde. Le grand avocat, Thierry Lévy, va même jusqu’à dire que le silence est un élément « substantiel » de la parole. Ajoutant cette remarque : « Il est présent tout au long du discours, entre chaque phrase, et même entre chaque mot. Il y a des instants de silence qui semblent imperceptibles mais qui sont réels. Et ce qu’il y a de commun, d’intime entre l’orateur et l’auditoire, c’est précisément le silence auquel et l’un et l’autre ne cessent de se rattacher, comme si le silence était une sorte de réservoir dans lequel ils pourraient puiser à l’infini tout ce dont ont besoin les uns et les autres pour se comprendre, pour se juger ». Je saisis maintenant mieux pourquoi Montaigne disait que la parole était « moitié à celui qui parle, moitié à celui qui l’écoute ». Bonne fêtes de fin d’année et rendez-vous en 2009 !

 

Léonard Bender

 


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Mardi 9 décembre 2008 2 09 /12 /Déc /2008 15:41

Les trois leçons du scrutin communal

 

Depuis ce fameux 30 novembre dernier, je ne sais plus ou donner de la tête. Jamais depuis que je suis entré en politique je n’ai fait l’objet d’autant de sollicitude. J’ai beau répondre invariablement que je n’ai aucun mérite et que seuls les candidat(e)s qui étaient au front doivent être remerciés, rien n’y fait. Des courriers me viennent de toute part, y compris des cantons romands ! Il faut dire que ces dernières années, les occasions de joie étaient plutôt rares pour notre famille politique. Je tire trois enseignements majeurs des dernières élections communales.

Premièrement, une élection communale est une affaire de longue haleine. Vous pouvez avoir la meilleure des stratégies, réaliser la meilleure campagne, si vous n’avez pas la personnalité adéquate, qui plus est, prête à jouer les premiers rôles, vos chances sont limitées. Ce travail de préparation est sans doute la recette du succès. Ce n’est pas pour rien que l’ancien président du PSVr, Charles-Marie Michellod, écrit dans son dernier édito du « Peuple », que le PLR « sait, mieux que quiconque, patiemment, dans son creuset local, faire éclore, former, endurcir puis épanouir des personnalités qui ne rateront pas l’occasion de s’imposer lorsque l’opportunité se présente. »

Deuxièmement, le rapprochement libéral-radical a été particulièrement fécond. La « fusion par combinaison » des Radicaux et Libéraux valaisans a en effet contribué à améliorer la gestion de nos ressources humaines et à nous donner une meilleure visibilité sur la scène politique. Cette ouverture a été un vrai enrichissement. La magnifique victoire à Sion de Marcel Maurer en porte témoignage.

Troisièmement, les idées que nous incarnons en Valais sont en adéquation à ce qu’attend une large frange de l’électorat. Notre approche tempérée du libéralisme passe bien. Les citoyennes et citoyens savent qu’ils peuvent compter sur un parti libéral-radical solide qui ne varie pas au gré des vents. Un PLR qui s’active pour une fiscalité modérée, un Etat pluraliste et une politique sociale ciblée sur ceux qui sont dans le besoin. Un PLR qui se bat en faveur d’une société de libertés qui rompt avec les trop nombreux conservatismes et archaïsmes qui freinent le développement de notre canton. Enfin, le PLR a prouvé lors de ces communales qu’il était une authentique force de changement.

A l’heure où l’UDC valaisanne est en proie à une crise interne dont on ne mesure pas encore l’ampleur, je lance un appel à toutes celles et à tous ceux qui se sont éloignés de notre parti ces dernières années pour qu’ils nous rejoignent. Une campagne d’adhésion sera d’ailleurs engagée ces prochaines semaines.

 

Léonard Bender


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Mardi 2 décembre 2008 2 02 /12 /Déc /2008 11:52

Chers Amis,

 

Quelle émotion ! Je ne vais pas pouvoir cacher l’émotion sincère et profonde qui m’étreint en ce moment si particulier. Alors que le peuple de la capitale vient de confier son destin à l’un d’entre nous.

 

Je ne pourrais pas non plus dissimuler la joie immense qui est la mienne, qui est la nôtre, en cet instant sublime. Où l’engagement de toute une équipe trouve un aboutissement aussi heureux.

 

Honneur et gratitude à Marcel Maurer qui a mené une campagne exemplaire.

 

Honneur et gratitude aux citoyennes et citoyens de Sion qui ont fait preuve d’une formidable audace en remettant les clés de leur Ville à une personnalité fédératrice, aux fortes convictions. (…)

 

Je ne pouvais rêver de meilleure situation pour quitter, en avril prochain, mes fonctions de président cantonal. Merci à toutes et à tous.

 

Vive la capitale du Valais !

Vive la Liberté !

Vive la Suisse !


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Mardi 2 décembre 2008 2 02 /12 /Déc /2008 11:50

Bon bilan, mais lourdes responsabilités

 

Le PLR sort incontestablement grandi des élections communales 2008. Dans le Valais romand, il pèse un tiers des sièges, que ce soit dans les exécutifs, dans les parlements, au niveau des vice-présidences, ou encore à la tête des municipalités. De plus, quatre des cinq villes seront dirigées désormais par des élus libéraux-radicaux (St-Maurice, Martigny, Sion et Sierre), et à Monthey, le PLR occupe la vice-présidence .

 

En outre, la fusion des partis radical et libéral passait son premier test électoral. Test réussi au-delà de toute espérance, particulièrement dans la capitale et à Evolène. Par ailleurs, tous les duels, dans lesquels les candidat(e)s PLR étaient engagés, le 30 novembre, ont été gagnés ! Même si les élections communales sont d’abord l’addition d’enjeux locaux, il faut bien constater, à la lecture des résultats, qu’une tendance très positive s’est dessinée en faveur du PLR. Et la personnalité de nos candidat(e)s a fait la différence dans nombre de communes.

 

Pour le PLR, ces succès lui procurent évidemment une immense satisfaction, mais lui confèrent aussi de lourdes responsabilités. Après le temps de l’élection viendra, dès le 1er janvier 2009, le temps de l’action, au service du bien public. Le Valais a passé le cap des 300'000 habitants. Il doit épouser son siècle et entrer de plain-pied dans la modernité, fier de ses racines, mais décidé à relever les défis des temps nouveaux. Ses atouts sont nombreux, il faut les jouer, avec intelligence.

 

Enfin, le moyen le plus sûr d’accroître la prospérité du Valais est d’associer à la conduite des affaires cantonales l’ensemble des forces politiques, dans un esprit de solidarité, de responsabilité et de respect des citoyennes et des citoyens. Le PLR veillera aussi à ce que l’unité du canton soit préservée, que l’équilibre politique soit garanti, et que la représentation haut-valaisanne au Conseil d’Etat soit assurée.

 

Léonard Bender, président du PLR valaisan 


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Mardi 25 novembre 2008 2 25 /11 /Nov /2008 12:34

Vers des élections disputées

 

Dans un peu plus de trois mois, le 1er mars 2009, se déroulera le premier tour de l’élection au Conseil d’Etat. Au moment où j’écris ces lignes, trois incertitudes demeurent.

Premièrement, l’attitude des Jaunes du Haut. Invoquant leur implantation dans la partie alémanique du Canton, ils semblent tentés par une candidature, même si cette ambition n’est pas sans risque. Le PDC du Valais romand et les Noirs du Haut ne goûtent que modérément cet appétit. Confrontés aux dommages collatéraux, difficiles à estimer en l’état, de l’éviction de Christophe Darbellay et à la cote fluctuante de Jean-Michel Cina, les alliés Noirs des deux côtés de la Raspille applaudiraient volontiers à plus de  modération de leurs frères séparés. Dans tous les cas,  la candidature des Jaunes ne figurera pas sur une liste à 4, commune aux partis C.

Deuxièmement, l’entrée en course de Marie-Françoise Perruchoud-Massy. Peu probable à l’heure actuelle, mais pas impossible selon certains observateurs. J’ai même entendu l’un d’entre eux, et non des moindres, spéculer sur un ticket  portant Claude Roch, Esther Waeber-Kalbermatten et Marie-Françoise Perruchoud-Massy. Ce qui pourrait déboucher sur une nouvelle donne au Conseil d’Etat, avec MM. Cina et Tornay élus, mais comme minoritaires ! Il n’est pas interdit de rêver. Et puis, qui vivra, verra !

Troisièmement, l’UDC n’a pas encore décidé si elle partait avec un colistier du Valais romand aux côtés de son candidat haut-valaisan, Franz Ruppen. Pour cette formation, la situation n’est pas facile. Elle avait affirmé que si Louis Ursprung était élu président de Brigue, alors l’UDC haut-valaisanne (SVPO) entrerait au Conseil d’Etat. Louis Ursprung battu, le SVPO ne devrait donc pas, dans cette logique, accéder au Palais de la Planta. Mais une candidature des Jaunes pourrait, d’une manière paradoxale, relancer les chances de l’UDC. 

Chez les libéraux-radicaux (PLR), la position de Claude Roch  semble plus confortable, même s’il faut convenir qu’une élection n’est jamais jouée d’avance. De plus, le PLR pourrait exercer une grande influence sur le scrutin de mars. Ainsi, les partis qui auront apporté un soutien marqué à son candidat seraient sans doute « payés en retour », le 15 mars, lors du second tour, décisif. C’est un peu la règle du jeu en matière électorale : quand on reçoit des suffrages, on est mieux disposer à en donner, non ?

 

Léonard Bender


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