Les trois leçons du scrutin communal
Depuis ce fameux 30 novembre dernier, je ne sais plus ou donner de la tête. Jamais depuis que je suis entré en politique je n’ai fait l’objet d’autant de sollicitude. J’ai beau répondre invariablement que je n’ai aucun mérite et que seuls les candidat(e)s qui étaient au front doivent être remerciés, rien n’y fait. Des courriers me viennent de toute part, y compris des cantons romands ! Il faut dire que ces dernières années, les occasions de joie étaient plutôt rares pour notre famille politique. Je tire trois enseignements majeurs des dernières élections communales.
Premièrement, une élection communale est une affaire de longue haleine. Vous pouvez avoir la meilleure des stratégies, réaliser la meilleure campagne, si vous n’avez pas la personnalité adéquate, qui plus est, prête à jouer les premiers rôles, vos chances sont limitées. Ce travail de préparation est sans doute la recette du succès. Ce n’est pas pour rien que l’ancien président du PSVr, Charles-Marie Michellod, écrit dans son dernier édito du « Peuple », que le PLR « sait, mieux que quiconque, patiemment, dans son creuset local, faire éclore, former, endurcir puis épanouir des personnalités qui ne rateront pas l’occasion de s’imposer lorsque l’opportunité se présente. »
Deuxièmement, le rapprochement libéral-radical a été particulièrement fécond. La « fusion par combinaison » des Radicaux et Libéraux valaisans a en effet contribué à améliorer la gestion de nos ressources humaines et à nous donner une meilleure visibilité sur la scène politique. Cette ouverture a été un vrai enrichissement. La magnifique victoire à Sion de Marcel Maurer en porte témoignage.
Troisièmement, les idées que nous incarnons en Valais sont en adéquation à ce qu’attend une large frange de l’électorat. Notre approche tempérée du libéralisme passe bien. Les citoyennes et citoyens savent qu’ils peuvent compter sur un parti libéral-radical solide qui ne varie pas au gré des vents. Un PLR qui s’active pour une fiscalité modérée, un Etat pluraliste et une politique sociale ciblée sur ceux qui sont dans le besoin. Un PLR qui se bat en faveur d’une société de libertés qui rompt avec les trop nombreux conservatismes et archaïsmes qui freinent le développement de notre canton. Enfin, le PLR a prouvé lors de ces communales qu’il était une authentique force de changement.
A l’heure où l’UDC valaisanne est en proie à une crise interne dont on ne mesure pas encore l’ampleur, je lance un appel à toutes celles et à tous ceux qui se sont éloignés de notre parti ces dernières années pour qu’ils nous rejoignent. Une campagne d’adhésion sera d’ailleurs engagée ces prochaines semaines.
Léonard Bender
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