Mardi 27 janvier 2009

Que le débat commence !

 

Chaque 4 ans, le peuple est appelé à désigner les membres du Gouvernement et du Parlement. Ce doit être un grand moment de politique. Dans le sens noble du terme. A savoir, le temps de la confrontation des idées et des projets. Le PLR s’est préparé à cette échéance. Il n’est pas seulement en mesure de présenter au  peuple des personnalités compétentes et aguerries aux joutes électorales, mais il entend aussi participer pleinement au nécessaire débat qui doit jalonner la campagne.

 

Lors des élections communales, nos candidat(e) ont insisté sur l’importance des questions énergétiques et scolaires et sur les efforts encore à consentir pour mieux concilier vie professionnelle et vie familiale. Ces thèmes doivent également être traités à l’occasion des élections cantonales. D’une part, parce que nombre des réponses appartiennent aux 130 membres du législatif et aux cinq magistrats de l’exécutif. Ensuite, parce qu’aujourd’hui tout est interconnecté, tout est mêlé. Chaque pouvoir, à quelque échelon qu’il soit, vit en résonance avec les autres. Les femmes et les hommes politiques de notre temps doivent d’ailleurs constamment faire un effort de connaissances. Ils doivent se tenir informés de ce qui se fait sur le plan national. Sans parler de la dimension internationale, qui gagne toujours plus d’ importance. Il n’y a, à cet égard, qu’à mentionner le défi climatique.

 

Bref, l’exercice d’un mandat électif réclame un engagement soutenu. Le débat qui va commencer intègre aussi l’ensemble des acteurs de la société civile. Les milieux associatifs, les centrales syndicales, les organisations patronales participent pleinement à la discussion publique. Ainsi, l’Union des Indépendants (UDI) a eu la bonne idée de diffuser un « livre blanc » contenant 34 propositions pour dynamiser notre canton. Son essai prospectif l’a amenée à esquisser les contours du Valais de 2040. Cela nous semble une bonne méthode, car le visage qu’aura notre canton dans trente ans dépendra pour un bonne part des choix que nous allons faire ces prochaines années. Que ce soit dans les domaines de l’aménagement du territoire, de la réforme des institutions, de la protection de l’environnement et de la promotion économique. Que le débat commence, il en va de notre destin collectif.

 

Léonard Bender


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Samedi 17 janvier 2009
 

Discours d'Ardon / samedi 17 janvier 2009


Chers amis,


En Belgique, le Souverain désigne un « formateur » pour composer le gouvernement. En Valais, c’est aussi le souverain – le peuple - qui « forme » l’Exécutif. Il le fait, par le biais d’un scrutin majoritaire à deux tours.


Certains sont convaincus que seul le second mérite vraiment attention et prennent par conséquent le risque de snober le premier. Or, le 1er

mars sera déterminant, en tout cas pour nous. Pour parler comme nos amis Belges, il pourrait bien être « formateur » du second.


Nous abordons donc cette élection avec le plus grand sérieux.


La réussite exceptionnelle des Communales est certes une bonne chose pour le moral des troupes, comme l’on dit, mais l’élection au gouvernement et au parlement est un autre exercice.


Nous connaissons un bon trend. Le plus sûr moyen de le faire perdurer est de jeter dans la bataille électorale qui débute toutes nos forces.


Sans varier de notre ligne. En défendant nos valeurs de libertés, de progrès et d’égalité des chances. En participant au nécessaire débat d’idées. La politique doit demeurer une bataille pour les idées !


Le Valais qui bouge, qui progresse, qui se transforme ; le Valais des 300 mille habitants nous donne l’occasion de mener un large et vrai débat démocratique.


Comment se présente la situation politique et électorale ?


Pour le PDC, l’enjeu est d’essayer de placer ses trois candidats officiels en bonne position et si possible groupés. Quels seront les effets « collatéraux » de la candidature séparée des Jaunes du Haut et du choix, douloureux, de Conthey ?

Darby est-il rancunier ou jouera-t-il franc jeu, ce dont je suis sûr ? Chevrier, qui a fait un sacrifice en n’étant pas candidat, en fera-t-il un nouveau … en le devenant ? Marie-Françoise, qui a l’esprit coopératif, dira-t-elle finalement « banco » ?


Pour la gauche, la situation est aussi un peu compliquée, avec deux listes distinctes : Esther Waeber-Kalbermatten pour le PS et Marylène Volpi Fournier pour les écologistes. Là aussi, la première est clairement favorite, si la seconde se met au vert passé le 1er mars.


L’UDC a finalement opté pour une seule candidature haut-valaisanne en la personne de Franz Ruppen. Ce dernier devra galérer ferme dans le Valais romand pour trouver des appuis. En octobre 2007, il n’avait récolté, par exemple, qu’une seule voix à Savièse. Pourtant, Jean-Luc Addor, Bruno Perroud et Oskar Freysinger jurent tous trois, qu’ils ont voté pour lui. Cherchez l’erreur !


Enfin, il y a la liste de l’indépendant, Eric Felley, membre du PDC, licencié en Lettres … et de l’Hebdo ! Un candidat qui serait prêt, dit-on, à louer ses services de covoiturage pour le second tour. Mais attention, il tient chronique. Tout ce que nous dirons pourra être retenu contre nous !


Bref, la confrontation oppose neuf candidats pour cinq sièges.


Dans cette configuration, le PLR a une carte à jouer : grimper dans le classement du Top 5. Lors des trois dernières élections, nos candidats successifs ont terminé cinquième, derrière le socialiste, qui bénéficiait à chaque fois, il est vrai, d’un fort appoint conservateur dans le Haut.


Cette fois, si nous travaillons bien et juste, nous pouvons espérer, du fait de la relative dispersion des voix dans le Haut, avancer d’un rang et terminer 4ème au soir du premier tour.


N’ai-je pas, modestement, déjà montré la voie en octobre 2007, en distançant dans la course aux Etats le socialiste Peter Jossen et en reléguant le duo UDC en bas de classement ; en remettant les choses … dans l’ordre !


Quoi qu’il en soit, il faudra se battre. Ce n’est pas parce que nous avons un siège au conseil d’Etat, sans discontinuer depuis 1937, qu’il nous est définitivement acquis, par une sorte de privilège.


Non, dans notre démocratie, c’est le peuple et lui seul qui décide de la composition du gouvernement. Nous devons donc partir à la conquête de ce siège. Nous bénéficions en ce moment de la faveur populaire, à nous de l’entretenir.


Avec Claude Roch, nous avons un candidat qui dispose d’une belle carte de visite : l’école valaisanne, laquelle se porte bien. Elle occupe, avec Fribourg, les premiers rangs romands.


A ce propos, je rappelle que depuis le 1er mai 1981 – nous aussi avons eu notre joli moi de mai 81 ! - l’école publique valaisanne est placée sous l’autorité de magistrats issus de notre famille politique. Toutes les Valaisannes et Valaisans qui ont aujourd’hui 33 ans et moins sont d’ailleurs le produit de cette école de l’excellence.


PISA est un inestimable Diplôme pour l’action de notre magistrat. Ce brevet ne lui a pas été délivré par son parti, mais par une instance impartiale et professionnelle de certification.


Merci Claude Roch de renforcer la qualité de l’école valaisanne, en conduisant les réformes nécessaires.


De notre côté, nous allons tout entreprendre pour t’assurer un large soutien populaire. Tu le mérites.


Vive l’école publique, laïque, gratuite et obligatoire et aussi, Vive le corps enseignant !


Merci de votre attention.



Léonard Bender


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Lundi 12 janvier 2009

Refonder le capitalisme

 

La crise financière aura porté un coup sévère à la crédibilité des apôtres du laisser-faire, convaincus que la main invisible « secourable » d’Adam Smith suffirait à remédier aux difficultés. Le coup de main, qu’on espère salvateur, est plutôt venu des « Etats-pompiers » qui ont ouvert toutes grandes les vannes de leurs lances-incendie, en déversant sur les différents foyers des flots de liquidités. Voilà la réalité. Le capitalisme est certes un moyen d’enrichissement collectif sans équivalent, mais il ne peut donner sa mesure qu’en étant propulsé par un moteur démocratique. En d’autres termes, le marché et la démocratie sont indissociables dans la durée. L’un viendrait-il à manquer que l’autre s’effondrerait. C’est là le problème. Pour que la démocratie se déploie, elle doit pouvoir appréhender la complexité économique et financière, et exercer son autorité. Or, le marché financier est global, mondial, et les règles qui devraient l’encadrer ne sont pas suffisamment développées sur le plan international.

 

Face à l’extrême diversité des produits financiers, aux modes de rémunération déraisonnables et injustifiables, et aux carences de la surveillance, il convient de donner une nouvelle impulsion à la réglementation mondiale. La chancelière allemande, Angela Merkel, pourtant peu suspecte d’interventionnisme, a suggéré récemment la création d’un conseil économique à l’échelle de Nations Unies. Le nouveau capitalisme, qui se dessine, prendra davantage en compte les valeurs sur lesquelles repose l’authentique libéralisme : la responsabilité ; la récompense de la réussite et son corollaire, la sanction de l’échec ; l’encouragement de l’esprit d’entreprise ; la cohésion sociale. Mais, pour reprendre les propos d’Angela Merkel : « à crise mondiale, réponse mondiale », cela ne signifie pas :  « politique unique ». Ce serait d’ailleurs une absurdité. C’est pourquoi les plans de relance n’ont pas besoin de se ressembler. Ils doivent seulement correspondre à la réalité des diverses situations nationales. La meilleure des relances est celle qui dope l’investissement productif, celle qui soutient les grands travaux d’infrastructure et les grands chantiers … de la connaissance. Une crise revêt un aspect positif si l’on est capable, collectivement, d’en tirer les leçons fondamentales.

 

Léonard Bender


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Lundi 5 janvier 2009

Conseil d'Etat : un premier tour « formateur »


Les élections cantonales de mars prochain doivent être abordées avec sérieux. Certains de mes amis croient que la réussite exceptionnelle du PLR lors des élections communales 2008 lui garantit, à coup sûr, le succès en mars. D'autres estiment que seul le second tour au Conseil d'Etat, fixé au 15 mars, mérite vraiment l’attention. Je ne partage aucune de ces deux opinions.


Premièrement, il n'y pas de lien « mécanique » entre les différentes élections, communales, fédérales ou cantonales. Ce ne sont ni les mêmes enjeux ni les mêmes règles qui s’appliquent. L'élection au Conseil d'Etat est un scrutin en soi, avec sa propre logique et sa propre dynamique. Ainsi, par exemple, le PDC sortait vainqueur des élections communales de décembre 1996, mais trébuchait au Conseil d'Etat, en mars 1997. Le PS touchait le fond aux fédérales d’octobre 2007 et se reprenait aux communales 2008. Le PLR s’effondrait aux fédérales de 1999 et se redressait lors des communales 2000 et des cantonales 2001. Une seule conclusion s’impose : en mars 2009 ... tout reste à faire !


Deuxièmement, faire l’impasse sur le premier tour est peu sage. Ainsi, ces  30 dernières années, personne n’a accédé au Conseil d'Etat, sans figurer d’abord dans le « Top 5 » lors du premier tour. Ceux qui seraient tentés de tout miser sur le second tour risquent d’en être pour leurs frais. A cette leçon de l’histoire, il faut encore ajouter que la loi électorale a changé : les candidatures « sauvages » ne sont plus possibles ! Seules les listes dont un candidat a obtenu plus de 8 % au premier tour sont autorisées à concourir au second, et à accueillir un ou plusieurs nouveaux candidats, de complément ou de remplacement. En outre, l’interdiction de compter deux élus dans un même district et l’obligation d’avoir un élu domicilié dans chacune des trois régions constitutionnelles (Haut, Centre et Bas) restent en vigueur.


Au vu de ce qui précède, le plus sage, je le répète, est de prendre très au sérieux le premier tour, et d’y jeter toutes ses forces, car il est la clé du succès. Le second tour ne jouant, en règle générale, qu’un rôle d’amplificateur des scores. Pour le PLR,  cela signifie : soutien sans faille à son candidat, Claude Roch, afin de lui assurer,
déjà le 1er mars, un large soutien populaire, en le plaçant dans le très disputé et déterminant « Top 5 » !


Léonard Bender


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Lundi 15 décembre 2008

Dernier billet de l’année

 

J’aurai pu intituler ma rubrique « dernier article de l’année ». Mais j’ai pensé que « billet » était plus indiqué, en cette période de crise financière ! A ce propos, j’ai regardé avec intérêt l’interview du patron de la Banque Nationale Suisse (BNS), Jean-Pierre Roth, à la TSR, dimanche dernier. Le langage est précis, le mot choisi, les phrases courtes. C’est sans doute un point commun aux patrons des Banques Centrales. Leurs déclarations ont un tel impact sur les marchés financiers que leurs propos sont calculés au millimètre. J’admire les personnes qui s’expriment de la sorte.

Pouvoir être clair en peu de mots. Pouvoir être compris en allant directement à l’essentiel. Un art, que peu nombreux pratiquent avec bonheur. En Suisse, c’est le cas, par exemple, de Darius Rochebin, dont le talent n’est plus à démontrer. Ou encore, dans le monde politique, de Pierre-Yves Maillard, Antonio Hodgers, Christophe Darbellay, Michel Halperin, Jacqueline De Quattro, Pierre Maudet, Yvan Perrin, ou encore Marcel Maurer. Ce dernier doit sans doute une bonne part de son succès électoral à son empathie, laquelle se manifeste aussi dans sa manière de parler. De bonnes dispositions oratoires sont précieuses dans la sphère politique, même si elles ne font pas tout. Car la forme a ses limites, et le fond reste capital. Mais si vous voulez faire passer une idée, encore faut-il être entendu. Et l’écoute ne se décrète pas, elle se conquiert !

J’ai souvent remarqué que les bons orateurs savaient bien gérer le silence avant la prise de parole. Un moment important, même s’il n’est parfois que de l’ordre de la fraction de seconde. Le grand avocat, Thierry Lévy, va même jusqu’à dire que le silence est un élément « substantiel » de la parole. Ajoutant cette remarque : « Il est présent tout au long du discours, entre chaque phrase, et même entre chaque mot. Il y a des instants de silence qui semblent imperceptibles mais qui sont réels. Et ce qu’il y a de commun, d’intime entre l’orateur et l’auditoire, c’est précisément le silence auquel et l’un et l’autre ne cessent de se rattacher, comme si le silence était une sorte de réservoir dans lequel ils pourraient puiser à l’infini tout ce dont ont besoin les uns et les autres pour se comprendre, pour se juger ». Je saisis maintenant mieux pourquoi Montaigne disait que la parole était « moitié à celui qui parle, moitié à celui qui l’écoute ». Bonne fêtes de fin d’année et rendez-vous en 2009 !

 

Léonard Bender

 


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