Discours d'Ardon / samedi 17 janvier 2009
Chers amis,
En Belgique, le Souverain désigne un « formateur » pour composer le gouvernement. En Valais, c’est aussi le souverain – le peuple - qui « forme »
l’Exécutif. Il le fait, par le biais d’un scrutin majoritaire à deux tours.
Certains sont convaincus que seul le second mérite vraiment attention et prennent par conséquent le risque de snober le premier. Or, le 1er
mars sera déterminant, en tout cas pour nous. Pour parler comme nos amis Belges, il pourrait bien être « formateur » du second.
Nous abordons donc cette élection avec le plus grand sérieux.
La réussite exceptionnelle des Communales est certes une bonne chose pour le moral des troupes, comme l’on dit, mais l’élection au gouvernement et au parlement est
un autre exercice.
Nous connaissons un bon trend. Le plus sûr moyen de le faire perdurer est de jeter dans la bataille électorale qui débute toutes nos forces.
Sans varier de notre ligne. En défendant nos valeurs de libertés, de progrès et d’égalité des chances. En participant au nécessaire débat d’idées. La politique
doit demeurer une bataille pour les idées !
Le Valais qui bouge, qui progresse, qui se transforme ; le Valais des 300 mille habitants nous donne l’occasion de mener un large et vrai débat
démocratique.
Comment se présente la situation politique et électorale ?
Pour le PDC, l’enjeu est d’essayer de placer ses trois candidats officiels en bonne position et si possible groupés. Quels seront les effets
« collatéraux » de la candidature séparée des Jaunes du Haut et du choix, douloureux, de Conthey ?
Darby est-il rancunier ou jouera-t-il franc jeu, ce dont je suis sûr ? Chevrier, qui a fait un sacrifice en n’étant pas candidat, en fera-t-il un nouveau … en
le devenant ? Marie-Françoise, qui a l’esprit coopératif, dira-t-elle finalement « banco » ?
Pour la gauche, la situation est aussi un peu compliquée, avec deux listes distinctes : Esther Waeber-Kalbermatten pour le PS et Marylène Volpi Fournier pour les
écologistes. Là aussi, la première est clairement favorite, si la seconde se met au vert passé le 1er mars.
L’UDC a finalement opté pour une seule candidature haut-valaisanne en la personne de Franz Ruppen. Ce dernier devra galérer ferme dans le Valais romand pour trouver
des appuis. En octobre 2007, il n’avait récolté, par exemple, qu’une seule voix à Savièse. Pourtant, Jean-Luc Addor, Bruno Perroud et Oskar Freysinger jurent tous trois, qu’ils ont voté pour lui.
Cherchez l’erreur !
Enfin, il y a la liste de l’indépendant, Eric Felley, membre du PDC, licencié en Lettres … et de l’Hebdo ! Un candidat qui serait prêt, dit-on, à louer ses
services de covoiturage pour le second tour. Mais attention, il tient chronique. Tout ce que nous dirons pourra être retenu contre nous !
Bref, la confrontation oppose neuf candidats pour cinq sièges.
Dans cette configuration, le PLR a une carte à jouer : grimper dans le classement du Top 5. Lors des trois dernières élections, nos candidats successifs ont
terminé cinquième, derrière le socialiste, qui bénéficiait à chaque fois, il est vrai, d’un fort appoint conservateur dans le Haut.
Cette fois, si nous travaillons bien et juste, nous pouvons espérer, du fait de la relative dispersion des voix dans le Haut, avancer d’un rang et terminer
4ème au soir du premier tour.
N’ai-je pas, modestement, déjà montré la voie en octobre 2007, en distançant dans la course aux Etats le socialiste Peter Jossen et en reléguant le duo UDC en bas
de classement ; en remettant les choses … dans l’ordre !
Quoi qu’il en soit, il faudra se battre. Ce n’est pas parce que nous avons un siège au conseil d’Etat, sans discontinuer depuis 1937, qu’il nous est définitivement acquis, par une sorte de
privilège.
Non, dans notre démocratie, c’est le peuple et lui seul qui décide de la composition du gouvernement. Nous devons donc partir à la conquête de ce siège. Nous
bénéficions en ce moment de la faveur populaire, à nous de l’entretenir.
Avec Claude Roch, nous avons un candidat qui dispose d’une belle carte de visite : l’école valaisanne, laquelle se porte bien. Elle occupe, avec Fribourg, les
premiers rangs romands.
A ce propos, je rappelle que depuis le 1er mai 1981 – nous aussi avons eu
notre joli moi de mai 81 ! - l’école publique valaisanne est placée sous l’autorité de magistrats issus de notre famille politique. Toutes les Valaisannes et Valaisans qui ont aujourd’hui 33 ans
et moins sont d’ailleurs le produit de cette école de l’excellence.
PISA est un inestimable Diplôme pour l’action de notre magistrat. Ce brevet ne lui a pas été délivré par son parti, mais par une instance impartiale et
professionnelle de certification.
Merci Claude Roch de renforcer la qualité de l’école valaisanne, en conduisant les réformes nécessaires.
De notre côté, nous allons tout entreprendre pour t’assurer un large soutien populaire. Tu le mérites.
Vive l’école publique, laïque, gratuite et obligatoire et aussi, Vive le corps enseignant !
Merci de votre attention.
Léonard Bender
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